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What is difficult to overcome in order to succeed in life?

La pente naturelle de la facilité

Ce qui est difficile, c'est de ne pas renoncer à la sincérité.

Dès l'enfance, nous ressentons la pression à être un bon élève, un “bon” fils, une “bonne” fille. Plus tard, être un “bon” collaborateur, une “bonne” collaboratrice, un “bon” mari, une “bonne” épouse, un “bon” père, une “bonne” mère. Ne pas répondre à ces injonctions, c'est s'exposer à un risque d'exclusion et de déclassement social. De fait, quand notre comportement naturel ne produit pas le résultat attendu, faute de capacités ou parce-que notre comportement naturel n'est pas aligné avec les attendus sociaux, nous sommes tentés par l'hyper-adaptation, qui consiste à ne plus rechercher que l'effet maximum, pour pouvoir satisfaire les injonctions sociales, au prix de l'acceptation de ce qui nous semble absurde ou injuste. Cela nous conduit à adopter un masque social, à faire semblant.

C'est la voie de la facilité, et c'est comme cela que l'on obtient le plus facilement une bonne réussite sociale. Cependant on a généralement pas conscience de la contrepartie liée à la dissonance cognitive que cela produit entre nos convictions et nos comportements. En effet, l'absence de lutte nous conduit, sous la pression de cette dissonance cognitive, à incorporer progressivement, à l'insu de notre plein gré, les croyances et valeurs du milieu social avec lequel nous n'étions pas au départ en accord. De sorte que la partie sincère de nous se retrouve progressivement reléguée dans les profondeurs de l'inconscient, et n'est plus perçue que comme un simple malaise existentiel dont l'origine cesse d'être claire.

De la nécessité de compenser et maintenir ce malaise dans les profondeurs, découle potentiellement 6 conséquences néfastes :

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Cela nous place dans une situation de dépendance, comme un toxicomane, vis à vis des ersatz de bonheur (consommation, loisirs, voyages, etc) qui nous ont été imposés en même temps que les codes de notre milieu social.

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Nous ressentons le besoin de faire de “l'affichage”, c'est à dire montrer ostensiblement aux autres cette réussite, pour en fait nous confirmer à nous même que ce renoncement était le bon choix.

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Il nous devient, pour les même raisons, nécessaire de convaincre nos proches des croyances que nous avons adoptées, et de nous entourer de personnes qui partagent ces même croyances.

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Nous ressentons le besoin d'afficher des “valeurs” pour restaurer l'image dégradée de nous même. Ces valeurs sont choisies dans des systèmes de pensée largement déconnectés du réel, ou centrés sur des sujets annexes (les petits gestes), de manière à ne pas remettre en cause les croyances que nous avons acceptées par opportunisme.

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Nous vivons dans l'angoisse, parce que du fond de nous remonte en permanence une petite voie qui nous dit que tout cela est factice, et que nos relations aux autres ne sont pas sincères, donc dépendantes d'une conjoncture qui peut se retourner.

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Enfin, ce qui est le plus grave, nous perdons la capacité de prendre en compte les faits qui vont à l'encontre de ces croyances, donc d'aider les autres, y compris nos proches, dès lors que cela nécessiterait de remettre en cause notre fiction.

Il s'agit là du pacte Faustien. Cependant, il convient de remarquer que d'une part le diable ne se déplace pas en personne, donc nous n'avons pas conscience d'avoir signé, et d'autre part, la position que nous prenons en pratique n'est généralement ni un oui absolu, ni un non absolu, mais un intermédiaire résultat de petits renoncements successifs. C'est simplement l'économie de lutte, que nous nous accordons par facilité et opportunisme, qui se traduit progressivement - par effet de la dissonance cognitive - sous la forme du trio dépendance, enfermement mental et irresponsabilité.

La tentation de la bonne image de soi par les petits gestes

Comme expliqué à la question 'Pourquoi les petits gestes pour la planète sont-ils dangereux ?', les petits gestes sont un puissant outil pour concilier à moindre frais son intérêt personnel et la bonne image de soi. Cependant cela conduit à se mentir à soi même pour écarter les solutions plus sérieuses, et plus impliquantes, qui peuvent se présenter au cours de la vie, et donc nous incite puissamment à glisser progressivement sur la pente du faire semblant. La seule chose qui peut nous empêcher de glisser progressivement est de conserver l'insatisfaction face à la faiblesse notre action au regard de l'ampleur des problèmes collectifs.

Lutter avec méthode

Pour ceux qui choisiront de lutter plus intensément, pour progressivement se débarrasser du malaise diffus, voici les points difficiles que nous recommandons de travailler :

1.

Get rid of the beliefs anchored in us by habit.
Deconstruct the speeches that only hold on a facade.

Some examples :

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Girls are less important than boys.

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You are a failure, because not as bright as others in the family circle.

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Blacks are an inferior race.

2.

Learn to work methodically on problems.

3.

Becoming an adult means having the courage to face the group.

4.

Accept impermanence, and therefore fully live the present moment.

Adopt realistic models

Many books on spirituality take the Dalai Lama or Buddha as an example of an exemplary attitude. Buddhism, the law of silence to which we refer more broadly in the question 'What is an adult?' The good management of a life is to do the best with what one has received in terms of favorable circumstances and personal gifts.

Deepen

Point 1. explains the alternative title envisaged for this site at the level of the introduction: a little manual so as not to be fooled by the aces of rhetoric.

Regarding point 2, see the questions 'Why do humans reason massively wrong?'

Regarding point 3, see the question 'What is an adult?'

Regarding point 4, see the question 'What is impermanence?'

 

2022-09-05 20:34:38   Julie   se déconstruire

Plus que déconstruire les discours, c'est déconstruire les injonctions de la société que l'on a intégré malgré nous qui me semble important, il s'agirait de déconstruire en partie notre propre identité. Cela demande des moyens, accéder à l'information, du temps, le recours à des spécialistes, est-ce que la société ne devrait-elle pas prendre cela en charge?

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